Bleu de Delft – Simone van der Vlugt

« Au XVIIe siècle, après la mort suspecte de son mari, la jeune Catrijn quitte sa campagne néerlandaise pour tenter sa chance à la ville. Elle se rend à Amsterdam où elle est engagée comme intendante dans une famille. Passionnée de peinture, Catrijn aide la maîtresse de maison à parfaire son apprentissage. Elle fera même la rencontre de Rembrandt dans son atelier. Mais, poursuivie par son passé, la jeune femme doit fuir à Delft où elle est engagée dans une faïencerie, et formée par un ami de Vermeer. Le grand peintre voit d’un oeil bienveillant le succès fulgurant de Catrijn lorsqu’elle met au point le célèbre bleu de Delft. Mais les accusations qui pèsent sur elle ne lui laissent guère de répit… Simone van der Vlugt offre le magnifique portrait d’une femme artiste au Siècle d’or néerlandais, qui cherche à se faire une place dans un monde d’hommes en dépit des violences et des préjugés. »


Rien de tel que le confinement pour me pousser à lire les bouquins qui traînent dans ma PAL depuis un temps infini. Celui-ci était à l’écart plus par manque de temps que d’envie. Je suis ravie de l’avoir lu dans ces conditions au final, parce que ça a été un vrai moment de détente. J’ai été emportée par l’intrigue, j’ai voyagé aux Pays-Bas pendant de longues heures et j’ai remonté le temps en compagnie de Catrijn.

Un roman historique très agréable, dans lequel le lecteur est guidé par le personnage principal, une jeune veuve de 25 ans, à travers tout les Pays-Bas. D’un village à une ville industrielle, en passant par la capitale et des villes de moindres importances, l’auteure brosse le tableau d’une société néerlandaise en plein essor. Personnellement, j’ai adoré suivre les voyages de Catrijn, parce que j’ai pu découvrir De Rijp et la vie dans une ferme à cette époque, mais aussi Alkmaar et Delft, deux villes de moyenne importance et enfin Amsterdam au milieu du XVIIème siècle. Dans la même idée, j’ai adoré apercevoir différents corps de métiers, différents milieux. D’abord intendante, Catrijn est domestique chez une riche famille d’Amsterdam, avant de se retrouver employée dans une faïencerie, dans une des nombreuses usines que compte Delft.

Même si il est clair dès le départ que la peinture et les arts décoratifs vont jouer un rôle important dans le récit, les ambitions de la protagoniste restent mesurées et réalistes. Au fur et à mesure, des opportunités lui parviennent, elle saisit sa chance plus d’une fois et n’a pas peur d’exprimer son avis. Catrijn connait l’étendue de son talent et elle est sûre d’elle. Elle est également très raisonnable et à 25 ans, elle a eu sa part de chagrin et sait maintenant clairement ce qu’elle attend de la vie. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai autant apprécié ce roman, c’est une héroïne très attachante.

Le récit est captivant, j’ai été embarquée immédiatement. Pourquoi Catrijn doit-elle partir si vite de son village ? Qu’est-ce qui la menace ? Mais pourquoi serait-elle menacée ? Jusqu’où devra-t-elle aller pour pouvoir recommencer à zéro ? Quels obstacles vont se mettre en travers de son chemin ? L’intrigue est bien plus complexe que ce qui nous est promis dans le résumé, avec beaucoup plus de rebondissements que prévu et de nombreux chemins qui s’avèrent être des impasses. Les personnages secondaires sont nombreux et parfois difficiles à différencier pour moi car je suis peu habituée aux prénoms néerlandais. Ils ancrent pourtant ce récit dans la seconde moitié du XVIIème siècle, avec des personnages connus comme Rembrandt et Vermeer, mais aussi des acteurs du commerce entre les Pays-Bas et les Indes. En faisant de la faïence de Delft un thème principal du roman, cette technique devient presque un protagoniste, puisque c’est autour d’elle que va évoluer la vie de cet établissement. Elle est, comme tous les autres personnages, tributaires des caprices du destin qui n’épargnera pas Delft.

Un roman rythmé, captivant, qui se lit d’un trait. Pour tous les amateurs de romans historiques, pour tous ceux qui veulent découvrir les Pays-Bas et pour tous ceux qui sont curieux de savoir d’où vient la faïence de Delft. Parce que oui, ce roman est tiré de faits réels !

L’amour est une chose bien merveilleuse, mais le plus important est d’avoir un homme sur qui l’on peut compter.

Engeltje, Bleu de Delft

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