L’aile des vierges – Laurence Peyrin

« L’aile des vierges », c’est ainsi que l’on surnomme les chambres réservées aux domestiques à Sheperd House, illustre manoir du Kent où est engagée Maggie Fuller au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Petite-fille de suffragette, fille d’une sage-femme féministe, Maggie aurait pu prétendre à mieux que cette place de femme de chambre. Mais, en ces temps difficiles, la jeune femme cultivée et émancipée n’a d’autre choix que d’intégrer la petite armée d’intendants semblant vivre au siècle précédent. Elle aspire pourtant à un autre destin. Et elle n’est pas la seule au sein de Sheperd House… Contre toute attente, ce pourrait être le début de son long chemin vers l’amour et la liberté. »


J’avais ce roman dans ma PAL depuis au moins 6 mois, et j’avais très envie de le lire car toutes les critiques Instagram étaient positives ! Friande de romans historiques et d’histoires de femmes fortes, je me réjouissais. Je n’avais encore rien lu de Laurence Peyrin pour être honnête, même si La drôle de vie de Zelda Zonk est sur mon étagère depuis… trois ans minimum. Dès les premières pages, j’ai découvert une écriture agréable, qui plantait le décor avec assurance et des personnages bien faits. Malgré de nombreux bons côtés, je n’ai pas été totalement convaincue par ce roman, il me manquait le petit truc en plus !

Ce roman présentait quelques longueurs, notamment vers la fin. De même, le prologue et l’épilogue, bien que pleins de bonne volonté et avec un but visible, ne m’ont pas du tout convaincue et aurait presque pu être laissé de côté ou incorporés dans le récit principal. Dans la même veine, j’ai eu un peu de mal avec le comportement de Maggie, ou plutôt, ses réactions, incompréhensibles voire over the top. Elle s’emballait notamment sur de nombreuses causes politiques ou sociales, et j’ai trouvé dommage que ces sujets ne soient qu’effleurés. Peut-être que si elle n’avait eu qu’un seul «combat», celui-ci aurait pu être approfondi et donner une dimension plus profonde au roman. De même, ses relations avec les autres protagonistes étaient frustrantes, car semblaient hypocrites. Comme j’ai eu du mal à comprendre le personnage principal, j’ai probablement trouvé plus de défauts au livre que si je l’avais aimé !

En toute honnêteté, ce livre était bien, il faut le reconnaître ! Bien écrit, très fluide, je l’ai lu très rapidement pendant le week-end, et j’ai apprécié la lecture. Le récit est captivant, le lecteur se demande à quoi va ressembler le futur de Maggie, les personnages sont très bien décrits, chacun avec des particularités et un vrai rôle dans le livre. Mon coeur va à Pippa-ma-chère, qui m’a beaucoup amusée ! Le cadre est tout aussi somptueux, et la surprise de Maggie quand elle prend son service met bien en relief la collision de deux mondes. La cause féministe et les revendications sociales appliquées dans le cadre de la noblesse sont surprenantes et intéressantes, surtout à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Un plaisir à lire, avec peut-être quelques petites choses qui m’ont ennuyées, mais dans l’ensemble, c’est un livre bien fait. Je recommande, surtout pour quelques heures de détente !

Je suis ta Clemmie. Tu pourras toujours choisir parmi tes souvenirs de moi ceux que tu préfères. Ma réalité te décevra toujours.

Maggie, L’aile des vierges

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