Une vie comme un été – Thomas von Steinaecker & Barbara Yelin

« Toute la vie de Gerda, faite de grandes décisions et de petits riens, se déroule sous nos yeux. En croisant ses derniers jours en maison de retraite aux grands moments de sa vie – petite fille brillante à l’école, jeune femme passionnée par les nombres et les étoiles, scientifique confrontée au choix entre sa carrière et sa vie de couple -, les auteurs racontent en quinze courts chapitres la douceur d’un destin placé sous l’infini d’un ciel étoilé. »


En me promenant dans les rayons de la Bibliothèque Nationale Universitaire, j’ai découvert cette belle bande-dessinée. J’ai très peu lu de BD en allemand jusque-là, puisqu’il n’est pas facile d’en trouver dans les librairies générales allemandes, il faut se rendre dans des magasins spécialisés. J’ai donc été ravie de voir ce petit coin réservé aux BD et romans graphiques !

Thomas von Steinaecker est un auteur d’Augsbourg, en Bavière, ayant relativement beaucoup publié en Allemagne, mais seul La défense du paradis a été traduit en français. Barbaraa Yelin, de Munich, est auteure et illustratrice de BD, avec de nombreux titres à son actif. Une petite dizaine de ses oeuvres ont été traduites en français, dont L’empoisonneuse. À eux deux, ils ont réussi à créer un ouvrage magnifique, entre BD, album et roman graphique.

C’est un livre tout en douceur et en poésie. Une vieille dame fait le bilan de sa vie, tant au niveau de sa carrière que de sa vie personnelle. De son enfance à la vie adulte, en passant par ses études, elle repense aux choix qui ont été significatifs, qui ont forgé son histoire. Sa passion et son talent pour les mathématiques et pour l’astronomie l’ont d’abord mise à part, l’empêchant de se lier d’amitié avec d’autres enfants; mais lui permettant par la suite de faire des hautes études. Gerda a souvent été rabaissée ou peu prise au sérieux, parce qu’une femme astrophysicienne à cette époque – et encore aujourd’hui – c’est plutôt rare. Peu avant la fin de son doctorat, elle va rencontrer un charmant jeune homme, et là, le choix le plus difficile qu’elle ait eu à faire s’impose. Doit-elle accepter un poste prestigieux d’un an à Cambrigde ou rester pour lui ?

Sans amertume ni regrets, Gerda déroule le film de sa vie. Aurait-elle pu faire d’autres choix ? Oui. A-t-elle été malheureuse ? Non. Elle nous montre les richesses de son histoire avec les décisions difficiles à prendre, qui impliquent toujours de renoncer à quelque chose. Pour accompagner cette jolie ode au temps qui passe, les dessins de Barbara Yelin sont absolument magnifiques. Un trait fin, détaillé et flou qui met en valeur le peu de texte et donne le côté si poétique de cet album. De superbes pleines pages dans tous les chapitres et une palette de bleus à couper le souffle donnent son identité et son caractère au roman. Je suis encore bluffée par le dessin des escaliers, page 24 !

Un très très bel ouvrage, qui ravira un large public, à la fois par les dessins et l’histoire. Un bon moyen de se rappeler que ce qui est important ce n’est pas la fin, mais le chemin pris pour y arriver !

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