Déracinée – Naomi Novik

« Depuis toujours, le village de Dvernik est protégé des assauts du Bois – une forêt maléfique douée d’une volonté propre – par le « Dragon », un puissant magicien. Celui-ci, en échange de ses services, prélève un lourd tribut : à chaque génération, la plus jolie jeune femme de la communauté disparaît dans sa tour. Cette année, c’est Kasia qui sera choisie. Forcément, c’est la plus belle, la plus populaire. Personne n’en doute, et encore moins Agnieszka, qui n’a jamais voulu de cet honneur. Mais les choses ne vont pourtant pas se passer comme prévu, et Agnieszka va découvrir un monde au-delà de l’entendement… »


L’année 2020 commence décidemment sous les meilleurs auspices, avec une très très bonne lecture. J’ai reçu Déracinée à Noël de la part de ma cousine, qui a voulu me faire découvrir quelque chose. J’adore recevoir des livres exactement pour ça, pour découvrir des auteurs et sortir de ma zone de confort !

Naomi Novik, née aux USA, a un parcours intéressant: elle étudie d’abord la littérature anglaise avant de se tourner vers un master d’informatique, et de travailler sur le développement du jeu de rôle Neverwinter Nights. Elle décide de se tourner vers l’écriture au milieu des années 2000, et publie la saga à succès Téméraire. C’est en 2015 qu’elle publie Déracinée, qui se déroule dans un royaume inspiré de la Pologne, dont sa mère est originaire.

J’ai beaucoup (beaucoup) aimé le cadre de ce roman. J’ai vraiment eu l’impression de découvrir un univers, un royaume, des paysages. J’ai été agréablement surprise par la fluidité du récit et la cohérence de l’histoire tout au long des chapitres. Les personnages sont plutôt bien travaillés, avec une histoire personnelle qui ajoute quelque chose au récit, des traits de caractère particuliers. J’ai beaucoup apprécié le Dragon et Kasia, même plus qu’Agnieszka. Le roman réserve de belles surprises et possède plus de profondeur que je ne l’aurais deviné au premier abord. Ce qui m’a séduite, c’est le soin apporté à la magie, aux sorts et plus particulièrement au Bois, traité presque comme un personnage, avec sa stratégie et ses humeurs. Il a une présence écrasante, qui domine et impacte la vie quotidienne de tous les villages et royaumes alentours.

Il y a cependant quelques petites choses qui m’ont chiffonnée, surtout au début du roman. Je ne sais pas si c’était un problème de traduction ou d’expression de la part de l’auteure, mais certaines phrases (surtout dans les tous premiers chapitres) n’ont aucun sens ou sont tournées de façon étrange. Mais cela ne dure pas (heureusement !). Ce qui m’a moyen convaincue, même si je crois que c’est un des codes de la fantasy, c’est qu’Agnieszka, soit dans l’obligation de sauver le monde. À peine est-elle sorcière, fraîchement choisie pour faire son apprentissage, qu’elle se découvre des pouvoirs immenses et soit la seule à pouvoir vaincre le Bois. Bon. Je n’ai pas trouvé ça réaliste, mais le roman étant bien écrit, ça ne m’a pas trop dérangée. Par contre, ce qui m’a hérissée, c’est les réactions très enfantines d’Agnieszka, son caractère peu mature. L’obsession de son apparence et sa propension à se salir comme une fillette et à en être presque fière, jusqu’à en parler aussi souvent m’a semblé inutile. Ça ne servait pas le roman et semblait très peu naturel.

Malgré ces quelques petits points négatifs, j’ai pris énormément de plaisir à lire ce roman, je l’ai dévoré en quelques jours. Je ne suis pas une grande consommatrice de fantasy en règle générale, mais j’ai été bluffée par la qualité de ce récit. À mettre entre toutes les mains !

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