Le ministère du bonheur suprême – Arundhati Roy

« Le Ministère du Bonheur Suprême invite à voyager à travers le continent indien et à faire intimement connaissance avec des personnages inoubliables, qui tous cherchent un refuge – mais aussi l’amour, et un sens à leur existence. Dans un cimetière du Vieux Delhi, on déroule un tapis fait à la main. Sur un trottoir, peu après minuit, un bébé fait son apparition. Dans une vallée enneigée, un père écrit à sa petite fille défunte pour lui décrire son enterrement. Dans une chambre à l’étage, une femme solitaire lit le carnet de notes de son compagnon. À la pension Jannat, deux hommes s’enlacent en dormant, comme s’ils venaient de se rencontrer – et pourtant ils se connaissent depuis toujours. Ces êtres brisés par le monde dans lequel ils vivent sont sauvés par l’amour et l’espoir. »


J’étais d’abord ravie de lire ce roman pour l’université, puisqu’il était dans ma PAL depuis un an. D’une pierre, deux coups ! C’est donc pleine d’espoir que j’ai commencé… Et la chute fut brutale. J’ai eu énormément de mal à le lire et si ça n’avait pas été pour l’université, je ne l’aurais jamais terminé.

Arundhati Roy est connue pour être une militante indienne, vivant à Delhi. Elle a d’abord écrit le Dieu des Petits Riens, sur le système des castes en Inde, qui a reçu le Booker Prize en 1997. Vingt ans plus tard, elle revient avec un nouveau roman, Le ministère du Bonheur Suprême, accueilli plutôt positivement en France et aux USA, a été plus contesté en Inde.

Impossible de résumer cette histoire, puisqu’il n’y a pas vraiment de début ni de fin, ni même de milieu. Il n’y a pas de chapitres, uniquement des parties assez longues. Le récit passe d’un personnage à un autre d’un coup, sans avertissement. Certaines fois, les nouveaux personnages ont à peine été mentionné auparavant, sans être réellement liés à l’intrigue. C’est au lecteur de tirer les fils pour comprendre de qui on parle, de relier la toile des personnages. Et ils sont nombreux ! Trois personnages principaux et un peu moins d’une dizaine de personnages secondaires, très impliqués dans le récit. La difficulté pour moi a vraiment été de retenir les noms, puisque je n’ai pas l’habitude des patronymes indiens. Un nombre considérable de protagonistes portait plusieurs noms, parfois des titres également, et souvent des surnoms ou des diminutifs. J’ai fini par abandonner d’essayer de savoir qui était qui, je me suis simplement laissée porter par le récit. Le roman est aussi constitué de flash-backs, de pamphlets, de poèmes et de rapports de police, dans plusieurs langues différentes : anglais, hindi, pujabi, arabe… En outre, de nombreuses scènes assez violentes sont décrites.

Malgré tout, j’ai quand même trouvé quelques points positifs, comme l’image crue d’une Inde contemporaine, qui ne ressemble pas à Bollywood. On peut y voir les difficultés quotidiennes d’une large portion de la population. Cette plongée dans une Inde méconnue nous fait découvrir la vie des Hijra, leur place dans la société, leurs coutumes et leur mode de vie. Je ne connaissais pas du tout cette facette du pays, j’ai été ravie de la découvrir. En créant des personnages issus de différentes couches sociales, les inégalités sautent aux yeux, tout comme les divergences politiques et les besoins de chacun. De ce point de vue-là, j’ai apprécié ma lecture !

En toute honnêteté, ce n’est pas un livre qui m’a transcendée, j’ai même eu franchement du mal avec. Même si la culture (les cultures !) indienne m’intéresse, la structure du récit et l’intrigue m’ont totalement perdue, sans parler des personnages. Pour apprécier ce livre, je pense qu’il faut déjà avoir une solide connaissance de ce pays, de son histoire et de sa situation politique actuelle.

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