Mon traître – Pierre Alary / Sorj Chalandon

« Antoine, luthier parisien se prend d’amour pour l’Irlande. Fasciné par sa culture, ses paysages et par la chaleur des gens, le jeune français rencontre Jim et Cathy qui deviendront des amis précieux. Tous font partie du mouvement républicain irlandais, et mènent des actions pour le compte de l’IRA. Un soir à Belfast, il fait la connaissance du charismatique Tyrone Meehan, responsable de l’IRA, vétéran de tous les combats contre la puissance britannique. Antoine ne tarde pas à embrasser la cause de ce peuple. Captivé, le jeune Français trouve en Tyrone un mentor, un ami très cher, presque un père. Puis un traître… « Mon traître », comme l’appelle Antoine, pour désigner cet homme qui fut en réalité, vingt-cinq ans durant, un agent agissant pour le compte des Anglais. Il les avait tous trahis, ses parents, ses enfants, ses camarades, ses amis et lui, chaque matin, chaque soir… »


Conseillé par la librairie Ça va buller à Strasbourg, je me suis laissée tenter par cet auteur que je ne connaissais pas encore, mais dont j’ai beaucoup entendu parler, accompagné par les illustrations de Pierre Alry.

C’est une histoire touchante, celle d’Antoine, qui va tomber amoureux de l’Irlande lors d’un de ses voyages, après avoir rencontré par hasard un couple, Jim et Cathy. En devenant sa famille, ils vont lui ouvrir les portes de ce nouveau pays, qu’Antoine va alors considérer comme sien, combats et revendications inclus. En portant haut les couleurs de l’Irlande, il va faire la rencontre de nombreux activistes et les aider autant que possible. Antoine va se découvrir un lien profond avec l’un des leaders de l’IRA, que j’ai trouvé touchant et très joliment mis en valeur dans le livre, à travers les illustrations. La palette de couleurs utilisée par Pierre Alary s’accorde magnifiquement au thème. Les tons verts et jaunes, un peu sépia, font ressortir les souvenirs, la nostalgie, la mélancolie et le chagrin qui caractérisent cette histoire. De même, le format des vignettes, en majorité horizontale, met le focus sur un détail en particulier. Cela a aussi l’avantage de ralentir un peu le roman et donne plus d’importance aux images et émotions.

J’ai aimé découvrir un combat que je ne connaissais pas à travers le prisme d’Antoine, qui n’était pas non plus familier avec l’Irlande avant son voyage. L’autre ressenti très positif n’ayant pas lu le livre originel, c’est que je n’ai pas eu l’impression d’avoir une BD au rabais, où une grande partie de l’histoire aurait été coupée. Le scénario a rendu l’intrigue totalement intelligible et agréable, même si j’ai trouvé la BD légèrement courte. Je vais quand même essayer de me plonger dans le livre, car j’aimerais avoir un peu plus de détails. D’après ce que j’ai compris, pourtant, une partie des réponses se trouve dans Retour à Killybegs, le point de vue de Tyrone.

Dans tous les cas, j’ai hâte d’en lire plus sur Antoine et Tyrone, qu’il s’agisse des romans ou de la suite en BD !

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