Le dernier amour de Baba Dounia – Alina Bronsky

« Après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, les alentours de la centrale désaffectée se repeuplent clandestinement : Baba Dounia, veuve solitaire et décapante, entend bien y vieillir en paix. En dépit des radiations, son temps s’écoule en compagnie d’une chaleureuse hypocondriaque, d’un moribond fantasque et d’un centenaire rêvant d’amour. Mais qui est l’auteur de la lettre à Baba Dounia, écrite dans une langue qu’elle ne comprend pas ? D’une plume à la fois malicieuse et implacable, Alina Bronsky invente la comédie humaine post-cataclysmique. »


J’ai découvert cet autrice lors d’un voyage en Croatie. Je venais de terminer le seul livre que j’avais apporté (idiot, je sais) et il restait encore deux jours. Fort heureusement, ma copine Clémence avait aussi terminé son roman, et nous avons échangé nos livres.

J’ai sauté à pieds joints dans le monde de Baba Dounia, mamie attachante vivant près de Tchnernobyl avec ses amis tout aussi fêlés. C’est une historique humoristique au possible, avec des petits vieux qui ne se laissent pas impressioner par une bande de jeunes en blouses blanches. Baba Dounia et ses amis vivent tranquillement dans un village russe presque désert depuis l’explosion de la centrale nucléaire, jusqu’à ce qu’un père arrive avec sa petite fille, dans l’optique de s’installer. Tout le monde pense que la petite est malade, mais quand Baba Dounia apprend que c’est un rapt d’enfant et que le père veut vivre à Tchnernobyl histoire d’emmerder son ex-femme, elle voit rouge.

De machinations en maladresses, le petit village se retrouve – presque par hasssard – coupable d’un meurtre. Entre les aller-retours à la ville pour chercher son courrier et de la nourriture et les habitants qui viennent chercher ses sages conseils, Baba Dounia doit encore rassurer sa fille qui habite en Allemagne. Tout au long du roman, l’amour de cette grand-mère pour sa petite-fille est présent, touchant. Cette vieille femme russe qui n’a pourtant jamais rencontrée sa descendance, pense à elle chaque minute. Baba Dounia va recevoir une lettre de sa petite-fille, mais sera incapable de la lire seule, car la lettre n’est pas rédigée en russe ! Entre son village plein de radiations, la grande ville qu’elle exècre, Baba Dounia va aussi découvrir la prison et l’Allemagne, en restant fidèle à elle-même et à ses réparties cinglantes et pleine d’humour.

Un livre plein de tendresse, d’attachement à sa terre natale, un récit bourré de remarques ironiques, vibrant d’énergie, une petite ode à la vie et au moment présent !

Alise 🐢

Photo: Clémence B.

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