The catcher in the rye – Salinger

« L’attrape-coeurs, roman de l’adolescence le plus lu du monde entier, est l’histoire d’une fugue, celle d’un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n’ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d’aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d’incertitude et d’anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L’histoire éternelle d’un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu. »


Je me suis lancée un défi cet année, c’est de rattraper mon retard en lecture de grands classiques contemporains. Après Germinal, je suis passée de l’autre côté de l’Atlantique pour découvrir L’attrape-Coeurs de Salinger, sur les conseils d’une de mes meilleures amies. Je me suis laissée séduire par cette édition aux couleurs vives, et j’ai décidé de lire ce roman en VO, en anglais donc.

Avec toutes les éloges entendues sur ce livre et le fait que c’était un incontournable, je m’attendais à une oeuvre impressionante, qui me sédurait dès les premiers mots. Déception… Non seulement je n’ai pas réussi à accrocher aux premières phrases, mais plus les chapitres passaient, plus je me demandais si j’allais accrocher. J’ai hésité plusieurs fois à refermer ce livre, mais je déteste abandonner un livre, surtout que celui-ci est célébré dans le monde entier depuis près de 70 ans. J’ai fini par m’imposer un chapitre par jour, en me disant que faute d’apprécier, je travaillais mon anglais.

J’ai vraiment été ennuyée par le langage utilisé, vulgaire tout du long, avec des insultes fleuries dans chaque phrase. En me renseignant sur le livre, j’ai bien compris que c’était fait exprès, censé rendre au plus près les sentiments de Holden, mais boy! 250 pages c’était long !

Le rythme du roman était assez lent, puisqu’il ne couvre au final que deux ou trois jours de la vie du jeune homme. Holden erre dans New-York après s’être fait virer du pensionnat où ses parents l’ont placés, et où il ne se sentait pas vraiment intégré. Pendant le week-end où nous le suivons, il va rencontrer toutes sortes de gens, majoritairement des connaissances mais aussi quelques étrangers. Holden va réussir à survivre trois jours dehors sans trop de difficultés grâce à l’argent que lui fournit régulièrement son père.

Tout au long du roman, Holden va décrire les gens autour de lui, qu’il dénigre la plupart du temps (enfin, c’est ce que j’ai ressenti). Il nous raconte aussi la multitude de petites manies qu’il a, et les nombreuses choses qu’il ne peut pas souffrir chez les autres. Il semble perturbé par beaucoup de choses, qui peuvent être mises sur le compte de la mort de son frère, dont il parle à plusieurs reprises. Allie semble beaucoup lui manquer, et Holden l’admirait beaucoup. Il nous parle souvent de sa petite soeur Phoebe, qui semble être la seule à avoir un impact sur lui et à pouvoir lui faire entendre raison quand il décide de se lancer dans quelque chose de risqué. Dans le roman, c’est la seule personne qu’il admet aimer, même s’il avouera plus tard que ces camarades de classes lui manquent.

Le sentiment de ce garçon mal dans sa peau qui n’arrive pas à trouver sa place dans le monde est bien développé, je me suis effectivement sentie mal à l’aise tout le long du roman, comme si je n’arrivais pas à exprimer correctement ce qui me gênait. Holden passe une grande partie de son week-end à boire, complètement ivre, et à penser aux filles, même s’il n’arrive pas à passer à l’acte lorsqu’il se retrouve en présence d’une prostituée. Tout au long du roman on ressent la frustration, la colère, la peur, la tristesse de ce garçon sans savoir exactement d’où ça vient ni ce dont il a besoin, envie.

Je suis globalement passé à côté de ce livre que j’ai difficilement terminé, mais je suis tout de même contente de l’avoir lu !

Alise 🐢

2 Comments

  1. Ah merci ! Moi aussi je suis complètement passée à côté de ce roman et j’ai eu du mal à le terminer. Je n’ai pas compris tout l’engouement qu’il avait suscité parce que je l’ai trouvé ennuyeux au possible, mais quand j’en parle à ceux qui l’ont lu autour de moi, j’ai l’impression d’être une extra-terrestre… Je suis contente de trouver quelqu’un qui ne l’a pas vraiment aimé non plus !

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    1. Oh génial, je ne suis pas toute seule ! Merci de ton commentaire ! J’ai même fait quelques recherches pour voir si je n’avais pas saisi quelque chose dans le livre ou bien si c’était l’anglais qui avait posé problème, mais non non, j’ai bien compris, juste pas vraiment aimé…

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