Germinal – Emile Zola

« Fin du XIXe siècle. Etienne Lantier trouve un travail dans la mine de charbon du Voreux, dans le nord de la France. Logé chez les Maheu, une famille de mineurs, il tombe amoureux de leur fille Catherine. Le travail est rude, mal payé, et les conditions de sécurité ne sont pas respectées : la grève commence. »


Obligée de lire Germinal et Au bonheur des Dames pour les cours, j’ai d’abord commencé par beaucoup râler (on ne se refait pas). Il y a environ un an j’avais commencé le premier tome des Rougon-Macquart, qui m’étais tombé des mains, trop de mal à accrocher avec le naturalisme. Cette fois plus aucune échappatoire, je dois commencer par Germinal, et à mon plus grand effroi, j’ai exactement cinq jours pour le finir, avant que le cours ne commence. Joie, bonheur.

Après un laborieux début, je me suis surprise à avoir très envie de le continuer, quitte à laisser de côté mes lectures en cours. Et plus je lisais, plus j’avais envie de savoir ce qui allait se passer. J’ai eu beaucoup plus de facilité à lire ce roman que La fortune des Rougon. Etrangement, toutes ces descriptions et observations du quotidien des mineurs m’ont vraiment plu. J’ai adoré voir comment les mineurs essayaient de changer les choses, comment ils essayaient de sortir de leur misère, parfois par des chemins étranges.

En observant les bourgeois, je me suis dit que malgré tout, la vie devait être belle depuis leur fenêtre. Ha, avoir pour seuls soucis des peines de coeur et des mariages à arranger ! Et être touché par la grève générale seulement lorsque les vol-au-vent n’arrivent pas à l’heure pour la réception et qu’il faut se contenter d’huîtres…

J’ai tremblé de froid et de faim aux côtés des ouvriers, j’ai cuit dans la mine les pieds dans l’eau, j’ai senti le souffle du grisou sur ma nuque, le charbon sous mes ongles, j’ai dormi dans une chambre exigüe, mais je me suis aussi reposée dans un grand lit plein d’édredons, mangé de la brioche au petit-déjeuner, rendu des visites mondaines, dépensé des sous pour des robes mais refusé de faire la charité à des crèves-la-faim.

Ce roman m’a fait réfléchir et m’a montré un aspect de l’histoire francaise que je ne connaissais que très vaguement. J’ai aussi découvert comment les prolétaires envisageaient la grève, comment ils pensaient régler leur problème et comment ils voyaient le socialisme. Et surtout, j’ai bien compris comment finissaient la plupart des grèves à cette époque !

Une très bonne surprise au final, qui me réconcilie un petit peu avec Zola. J’ai maintenant hâte de commencer Au Bonheur des Dames !

Alise 🐢

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