La saga de Grimr – Jérémie Moreau

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« Je n’ai pas de nom, pas de famille, pas de terres, pas de possessions. Pour eux je ne suis personne. Mais je vais leur montrer qui je suis. Le temps d’une vie. Chacun de mes actes comme autant de pierres posées pour construire l’édifice final. Car ce qu’ils ne savent pas, c’est que j’ai un volcan dans l’âme. » 1783. L’Islande, accablée par la misère, doit encore subir le joug du Danemark. Et le sort de Grimr, devenu orphelin, est plus cruel encore dans ce pays où l’homme se définit d’abord par son lignage.
Doté d’une force impressionnante, il se sait capable de rivaliser avec les plus fameux héros de saga même s’il n’est le fils de personne. Il ne lui manque que l’opportunité de prouver sa valeur…


Une bande dessiné pour adultes cette fois, et qui sort du genre de chose que je lis habituellement.

On suit Grimr, orphelin sans abri, qui a être en quelque sorte recueilli par un voleur, après s’être échappé de marchands d’esclaves. Grimr, qui ne connaît pas encore le bien du mal, va être totalement subjugué par cet homme charismatique, et lui vouer une fidélité éternelle. Par un concours de circonstances malheureuses, il va se retrouver seul, à devoir répondre du meurtre de son mentor. Une fois de plus en fuite, sa route croise celle d’une famille dite « maudite », qu’il décide d’aider. Destinée à devenir une légende grâce à ses actes puisqu’il ne porte le nom de personne, il décide de partir chasser la bête maudite…

Cette BD retrace les aventures de Grimr, qui est capturé plus souvent à son tour, mais qui réussit à s’échapper, de Grimr détesté par les Islandais et les Danois, de Grimr à la force physique incroyable mais à l’esprit simple, de Grimr amoureux incompris… Malgré la haine et la surveillance dont il fait l’objet de la part de ses congénères, Grimr va tout faire pour protéger la femme qu’il aime, et si ça veut dire protéger tous les hommes qui le traquent avec, soit.

Une BD très émouvante, qu’on ne comprend qu’au dernier moment, comme les habitants. Pour ne rien gâcher, les dessins sont magnifiques, à l’aquarelle je pense, donnant une grande souplesse et légèreté aux illustrations, et se prêtant très bien au rendu des paysages enneigés islandais, suivant la respiration du volcan. Les couleurs sont claires et froides ou vives et vibrantes, un mélange en rythme avec l’histoire, qui nous fait tourner les pages plus lentement ou plus rapidement…

Un plaisir à lire ! Et pour le bonheur des yeux, quelques-unes des illustrations que j’ai le plus aimées dans cette bande-dessinée.

Alise 🐢

Merci à Justine pour la superbe photo de couverture !

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