Quoi qu’il arrive – Laura Barnett

 

IMG_20180121_165542.jpg« En 1958, Eva a dix-neuf ans, elle est étudiante à l’université de Cambridge et amoureuse de David, un acteur follement ambitieux. En chemin pour un cours, son vélo roule sur un clou. Un homme, Jim, assiste à la scène. Que va-t-il se passer ? Ce moment sera déterminant pour leur avenir commun. 
Un point de départ, trois versions possibles de leur histoire : le roman suit les différents chemins que les vies de Jim et d’Eva pourraient prendre après cette première rencontre. Des vies faites de passion, de trahisons, d’ambition et sous-tendues par un lien si puissant qu’il se renforce au fil du temps. Car, quoi qu’il arrive, Eva et Jim vivront une magnifique histoire d’amour. « 


Lecture du week-end! Je termine ces 450 pages avec des sentiments mitigés… Je m’étais réjouie en lisant le résumé, avec ces 3 versions possibles d’une même histoire – j’adore ça – mais j’ai été légèrement déçue par l’organisation du livre, que je n’ai pas trouvée très pratique. Le livre est découpé en trois parties, elles-même découpées en chapitres, qui sont à leur tours découpés en trois versions de l’histoire, ce qui donne quelque chose comme: Chapitre 1 version 1, chapitre 1 version 2, chapitre 1 version 3, chapitre 2 version 1, chapitre 2 version 2, etc. En m’apercevant de cela, j’ai voulu lire toutes les versions 1 puis les suivantes, mais je me suis vite rendue compte que ce n’était pas possible, l’auteure s’appuyant sur chacune des versions pour éviter les répétitions. Il faut lire le livre dans l’ordre, impossible à modifier.

Cette façon de présenter l’histoire m’a un peu embêtée, pour plusieurs raisons. Déjà, on se perd très vite. J’ai dû faire de fréquents allers-retours pour me rappeler dans quelle version j’étais, car elles se ressemblent assez, ne changent parfois que par des détails, et les personnages sont communs aux versions. Ensuite, dans la version 2, on alterne entre les points de vue de Eva et Jim, ce qui renforce le sentiment de désorientation (Dans le chap 1 version 2, Eva parle, dans le chap 2 version 2 c’est Jim, et ainsi de suite). Et enfin, en lisant en bloc toutes ces versions étalées sur presque 60 ans, on se perd dans les personnages, dans les dates, dans les histoires, on mélange tout ! (Ou bien c’est juste moi?)

Des bons points néammoins: il n’y a pas de répétition. J’ai eu peur, en voyant que chaque chapitre était un événement commun aux trois versions, qu’on ne fasse qu’assister aux micros-changements, mais Laura Barnett a trouvé de bons stratagèmes pour éviter cela, et on ne s’ennuie pas du tout. Autre bon points, les subtilités auxquelles tiennent une vie: accepter de boire un verre, être malade lors d’une soirée, être placé à côté de quelqu’un pendant un dîner… Tous ces petits riens qui modèlent une vie dans un sens ou l’autre, et auxquels on pense rarement. Barnett a très bien saisi ces petits rien, et nous montre l’étendue des conséquences qu’ils ont. 

Ce sont malgré tout 3 versions qui ne sont pas très joyeuses, et qui, en voulant illustrer le quotidien d’un mariage, tombent un peu dans l’extrême, en montrant tous les travers de ces personnages, en soulignant surtout les mauvais choix qu’ils ont décidé de faire. Les personnages sont très souvent malheureux, on dirait presque que Barnett prend plaisir à les tirer vers le bas ! C’est bien dommage. 

Voilà, voilà, sentiments bien mitigés donc, même si l’histoire et la construction du roman ne m’ont pas spécialement séduite, j’admire la faculté de Laura Barnett a avoir mis trois histoires dans une, sans se répéter le moins du monde ! 🙂

Alise 🐢

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s