La voix des vagues – Jackie Copleton

« Lorsqu’un homme horriblement défiguré frappe à la porte d’Amaterasu Takahashi et qu’il prétend être son petit-fils disparu depuis des années, Amaterasu est bouleversée. Elle aimerait tellement le croire, mais comment savoir s’il dit la vérité ? Ce qu’elle sait c’est que sa fille et son petit-fils sont forcément morts le 9 août 1945, le jour où les Américains ont bombardé Nagasaki ; elle sait aussi qu’elle a fouillé sa ville en ruine à la recherche des siens pendant des semaines. Avec l’arrivée de cet homme, Amaterasu doit se replonger dans un passé douloureux dominé par le chagrin, la perte et le remord. Elle qui a quitté son pays natal, le Japon, pour les États-Unis se remémore ce qu’elle a voulu oublier : son pays, sa jeunesse et sa relation compliquée avec sa fille. L’apparition de l’étranger sort Amaterasu de sa mélancolie et ouvre une boîte de Pandore d’où s’échappent les souvenirs qu’elle a laissé derrière elle … »


Encore un superbe roman des Escales. Le résumé ne me tentait pas plus que cela, mais je suis contente d’être passée outre !

Un des romans les plus délicats que j’ai lu, tout en finesse, en nuances, en sentiments retenus. Une vielle femme replonge dans ses souvenirs les plus douloureux, ceux dont elle est fière, comme ceux dont elle a honte. Elle exhume des vérités des tréfonds de son passé, qu’elle avait recouvert d’un joli tissu de semi-mensonges. Tout ce livre est une excuse à sa fille, une prière muette que celle-ci, de là où elle est, l’entende et lui pardonne. Amaterasu n’est presque plus que l’ombre d’elle-même quand cet étrange homme lui annonce qu’elle est sa grand-mère. Comment passer au-dessus du deuil de cette personne, comment accepter qu’on n’a peut-être pas mis assez d’efforts dans sa recherche ? Comment accepter de lui raconter pourquoi sa mère est morte ? Comment accepter sa part de responsabilité ?

Petit à petit, cet homme va lui montrer le chemin, sans la brusquer, en l’écoutant, le chemin vers une certaine forme de rédemption. Il va lui insuffler la force nécessaire pour revenir à Nagasaki, pour faire face à ce passé qu’elle a fui pendant quarante ans.

J’ai adoré ce roman, pour la justesse des mots, le soin apporté à chaque personnage, les détails qui complètent l’ensemble, et cette plongée dans un univers japonais lourd de son passé. En début de chaque chapitre, un concept, idée ou mot japonais qui permet au lecteur d’appréhender ce monde. C’est très court, un petit paragraphe, mais permet de mieux comprendre le chapitre qui va suivre, et qui est relié à ce concept.

Lorsqu’un homme horriblement défiguré frappe à la porte d’Amaterasu Takahashi et qu’il prétend être son petit-fils disparu depuis des années, Amaterasu est bouleversée. Elle aimerait tellement le croire, mais comment savoir s’il dit la vérité ?

Alise 🐢

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