Et je danse aussi – Bondoux & Mourlevat

« Un mail comme une bouteille à la mer. D’ordinaire, l’écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais aux courriers d’admirateurs. Mais cette Adeline Parmelan n’est pas une  » lectrice comme les autres ». Quelque chose dans ses phrasrs, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu’elle lui a fait parvenir – et qu’il n’ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt et la jeune inconnue, une correspondance s’établit qui en dévoile autant qu’elle maquille, de leurs solitudes, de leur secret commun… »

Surprenant! Je m’attendais à tout sauf à un roman de ce genre. C’est frais, c’est touchant, c’est juste, c’est prenant!

Un roman qui fonctionne uniquement sur des échanges de mails, entre Adeline et Pierre-Marie, mais également avec d’autres amis. L’histoire n’est absolument pas plate, on voyage au gré des déplacements des personnages. Du fait de l’écriture à 4 mains, on note véritablement une différence dans les mails, c’est très agréable.

Ce que j’ai vraiment trouvé rafraîchissant, c’est l’élément de départ, l’enveloppe. On pense qu’elle va être au centre du roman, et que son ouverture signifiera la fin de l’histoire. Mais pas du tout ! Effectivement c’est le point de départ, mais c’est surtout la partie émergée de l’iceberg. Cette enveloppe – qui reste scellée la majorité du roman – va amener les deix correspondants à se dévoiler , se remettre en question, s’épauler, et on les voit changer d’état d’esprit. L’ouverture de l’enveloppe, bien que pleine de suspense, ne va pas bouleverser le roman, et c’est parfait comme ça.

Je me suis attachée à cette femme mal dans sa peau, dépressive, mais qui trouve des raisons de penser que la vie est belle. Avec son style d’écriture franc et direct, elle apporte du pétillant au livre, du mordant, elle ne se laisse pas démonter. Quant à Pierre-Marie, dans un registre plus calme, celui d’un homme habitué à écrire, on y devine une souffrance voilée, un homme blasé et désœuvré, qui tempète cet échange.

Autre bon point, les amis qui apparaissent souvent, évitant que le lecteur ne se lasse, et ajoutant du relief et de l’authentique. Effectivement, plus je lisais et plus je redoutais la fin de l’histoire, je ne voyais aucun moyen d’avoir une fin propre et nette. Coup de théâtre, Bondoux & Mourlevat y parviennent, étonnamment et génialement bien!

Absolument conquise !

Alise 🐢

1 Comment

  1. J’ai été tout d’abord attirée par la couverture (l’autre avec le canard :)), puis j’ai également été conquise par le livre! Original, émouvant et prenant, il m’a marquée!

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