Le chemin des âmes – Joseph Boyden

IMG_20171015_143206_014« 1919. Nord de l’Ontario. Niska, une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d’Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre. A sa grande surprise, l’homme qui descend du train est son neveu Xavier qu’elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable. Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l’engagement dans l’armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l’enfer des champs de bataille en France… »

Un roman surprenant, autant par son thème que par la manière d’écrire. La première guerre mondiale à travers les yeux d’un jeune Indien du Canada, et le retour de ce jeune homme brisé vu par sa tante, chamane indienne. C’est une combinaison originale, mais qui sonne très juste. J’ai eu du mal à lire ce roman d’une traite, tant les émotions mises dans la narration sont importantes. On palpe la douleur de Xavier au fur et à mesure des pages, on la sent peser sur nos épaules.

Le récit de son amitié avec Elijah, étrange et fascinante, nous laisse imaginer le meilleur jusqu’au désenchantement: Elijah est transformé par la guerre dans les tranchées. Cette amitié empoisonnée va s’ajouter au cauchemar de la guerre, à la peur ambiante, à la violence, le froid et la faim, et à l’utilisation quotidienne de morphine.

Ces chapitres sont entrecoupés par le récit de sa tante, qui essaie de le guérir de ses douleurs physiques et morales, en lui racontant leur histoire. Elle commence par l’histoire de sa tribu, par les longues journées où elle était forcée d’aller à l’école catholique, puis par ses talents de chamane. Elle raconte tout ça à son neveu, mais aussi comment elle l’a rencontré et éduqué, et comment elle espère le guérir.

Les chapitres difficiles à lire de Xavier sont entrecoupés par ceux de sa tante et la combinaison rend très bien. On en apprend beaucoup sur les indiens du Canada lors de la première guerre mondiale, même si ce n’est pas au premier plan de l’histoire.

On y trouve une narration différente, qu’il s’agisse de Xavier ou de Niska, ainsi que beaucoup d’expressions en cree, leur langue natale. J’ai apprécié ce roman, somme toute très triste et violent !

Alise  🐢

 

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