Le fil des souvenirs – Victoria Hislop

IMG_20171003_154438« Thessalonique, 1917. Le jour de la naissance de Dimitris Komninos, un terrible incendie ravage la ville et tous les biens de la famille. Sans cette catastrophe qui les force à s’exiler, son chemin n’aurait pas croisé celui de la petite Katerina, débarquée rue Irini après avoir été arrachée à sa mère en fuyant Smyrne… Dès lors, les destins de la couturière prodige et l’héritier d’un empire textile vont être liés à jamais, tandis que les guerres, les révolutions et la haine déchirent la cité, où chrétiens, juifs et musulmans vivaient jusque là en harmonie. Un siècle plus tard, de quels trésors Katerina et Dimitris sont-ils les gardiens ? Comment transmettre leurs secrets avant qu’il ne soit trop tard ? Après avoir traversé les pires tragédies, le temps est venu de dérouler le fil des souvenirs… »

Quel régal ! Une belle histoire d’amour sur fond d’histoire grecque. Tout le roman tend vers l’union de Dimitris et Katerina, et la véritable maîtrise de Victoria Hislop c’est qu’une fois ce point dépassé, l’histoire ne retombe pas, bien au contraire ! Le récit retrouve une nouvelle vigueur. On est face à des personnages au charisme fou, qui sont chacun bien travaillés, qui suivent leur propre ligne de conduite. Ce que je trouve admirable, c’est la façon dont ils forment un écrin où évoluent Dimitris et Katerina, mais sans être statiques. Chacun des personnages a son petit caractère et c’est un plaisir de les évoluer.

Quand bien même on connaît dès le début le dénouement, l’histoire n’en reste pas moins excitante, avec tous les malheurs s’abattant sur cette ville de Thessalonique, les habitants répondant de leur mieux à ces catastrophes. On découvre le commerce, mais aussi la couture, l’entraide du voisinage et les coup bas familiaux, les mauvais choix, et l’amour, l’amour, l’amour…

On comprend à la fin, véritablement, l’attachement si profond de Dimitris et Katerina à leur terre, et le sens que revêt le mot patrida. Un très beau livre, très bien écrit et dans lequel la traduction (effectuée par Alice Delarbre) doit, probablement, jouer une grande part. A lire très vite !

Alise  🐢

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s