Jamais sans ma fille – Betty Mahmoody

IMG_20170828_103917

« 3 Août 1984… Dans l’avion qui l’emmène à Téhéran avec son mari, d’origine iranienne, et sa fille, pour quinze jours de vacances, Betty a le sentiment d’avoir commis une erreur irréparable… Quelques jours plus tard, son existence bascule dans le cauchemar. Le verdict tombe: « Tu ne quitteras jamais l’Iran ! Tu y resteras jusqu’à ta mort ! ». En proie au pouvoir insondable du fanatisme religieux, son mari se transforme en geôlier. Elle n’a désormais qu’un objectif: rentrer chez elle, aux USA, avec sa fille. Quitter ce pays déchiré par la guerre et les outrances archaïques: ce monde incohérent où la femme n’existe pas. Pour reconquérir sa liberté, Betty mènera deux ans de lutte incessante. Humiliations, séquestrations, chantages, violences physiques et morales. Rien ne lui sera épargné. »

Acheté presque par hasard, j’ai cru qu’il s’agissait d’un roman tout ce qu’il y a de plus inventé jusqu’à ce que ma mère me détrompe! Il est du coup passé directement en #1 position de ma (gigantesque) PAL, et a été presque aussi vite lu, alors même qu’il est psychologiquement difficile à lire.

Le courage, la détermination ainsi que la foi en l’avenir de Betty sont fous. Par trois fois elle manigancera pour faire changer sa famille de logement, dans le but de mieux préparer son évasion. Elle tentera de partir à de nombreuses reprises, mais jamais sans Mathob, sa fille. C’est son amour pour elle qui va la forcer à braver toutes les interdictions de son mari, à déjouer la surveillance continue qu’il lui impose, pour assurer leur liberté. Betty supportera tout: le chantage que lui impose Moody de la séparer de sa fille, les violences physiques qu’il lui administre la laissant sans connaissance, et même l’horrible complicité de la famille de Moody dans les actes ignobles qu’il lui inflige.

Betty nous offre aussi par ce témoignage, un regard sur la vie quotidienne en Iran: le port du voile et la totale soumission des femme, l’écrasant pouvoir des hommes, le manque total d’hygiène, la pression familiale, la religion qui domine et la peur constante. En nous entraînant avec elle durant tout ces mois de détention, elle nous plonge dans le piège qui se referme sur elle, sans que l’ambassade ne puisse l’aider, bien qu’ils soient au courant, ainsi que sa famille. Elle raconte l’indifférence de la plupart des Iraniens, de l’aide inattendue qu’elle reçoit parfois, mais aussi d’amies qui la trahissent sans arrière-pensées. Betty nous livre aussi la folie qu’elle traverse, paranoïa exacerbée, les sentiments de révolte, de haine, l’espoir qui s’éteint, la faim, la douleur de voir sa fille maltraitée, mais aussi la peur, tout au long du voyage d’évasion.

En écrivant cette chronique, j’ai appris qu’un film avait été fait, et que Mathob avait aussi écrit sa propre version de l’histoire « My name is Mathob »… Qui rejoint ma PAL ! Une histoire magnifique, à laquelle on repense souvent tant elle nous a marquée. Je conseille vivement !

Alise  🐢

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s