Une si belle école – Christian Signol

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« 1954 : Ornella, jeune institutrice sur les hauts plateaux du Lot, doit affronter l’hostilité du maire, du curé et des habitants qui ont besoin de leurs enfants dans les fermes. C’est en prenant son second poste qu’elle rencontre Pierre, l’instituteur avec qui elle partage la classe. C’est le coup de foudre, que seule assombrira la guerre d’Algérie. Au fil des ans, au gré des réformes scolaires, ils poursuivront leur carrière avec la même passion, jusqu’à ce qu’une décision ministérielle les transforme en « professeurs des écoles ». L’école d’antan, son odeur de craie et d’encre violette, ses instituteurs respectés de tous, exemplaires et dévoués, c’est ce que Christian Signol évoque avec beaucoup d’émotion et de vérité dans ce roman, témoin d’un demi-siècle d’une société française dont l’école symbolisait la réussite et l’espoir en l’avenir. »

Si vous passez au Cap d’Agde, arrêtez-vous dans l’allée de la Flanerie, au Marché aux Livres… Tout plein de livres à prix cassés, d’où ma valise pleine en revenant ! 🙂

J’ai trouvé ce roman qui ne paie pas de mine, en me disant que ça serait probablement très sage et très ennuyeux. Résultat: je devrais sérieusement arrêter de juger un bouquin par sa couverture ! Il a fallu quelques chapitres pour que le livre démarre bien, mais ensuite ! Que du bonheur ! Cette maîtresse pas très conventionnelle qui ne peut s’empêcher de se mêler de tout, avec une foi inébranlable en ses élèves, et en les possibilités qu’ils ont ! Elle n’aura de cesse de les pousser, de croire en eux quand tout le monde doute, et de leur transmettre sa passion, son optimisme, et les valeurs républicaines. Une institutrice du genre de celle qu’on aurait aimé avoir, en fait !

Un saut très intéressant durant les débuts de l’enseignement obligatoire, avec des conditions d’enseignements singulières dans les campagnes, où les instituteurs sont respectés et porteurs d’une véritable mission. Ils sont bien souvent laissés libre du contenu des cours, mais de fait, dans l’isolement. Ils sont les représentants d’une République qui veut réduire l’écart scolaire entre villes et campagnes, mais qui tâtonne encore quant aux moyens. On suit donc Ornella, de sa prise de fonction jusqu’à sa retraire, au moment où l’école se métamorphose le plus, mais on la voit aussi tomber amoureuse, avoir des enfants (aussi bien biologiques que de cœur) et faire face aux tourments de ce demi-siècle.

Sans mièvreries, Signol nous livre ici le quotidien laborieux, souvent inattendu, plein de joies et de batailles solitaires, mais surtout le quotidien très optimiste d’une institutrice totalement dévouée à son métier.

A placer dans toutes les mains, au bureau, en voiture, sur la plage, au café ou au lit, à  lire absolument ! 🙂

Alise  🐢

 

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