La fortune de Cassia – Penny Vincenzi

« A la mort de sa marraine, l’extravagante Leonora, Cassia hérite de cinq cent mille livres sterling, une somme colossale dans l’Angleterre des années trente. Aussitôt, elle s’octroie des vacances, s’achète une voiture et engage une nurse pour s’occuper des enfants, afin de reprendre sa carrière médicale, abandonnée à contrecœur. Edward, son époux, comprend mal son désir d’indépendance , et le fossé entre eux se creuse, d’autant plus que Cassia passe désormais beaucoup de temps à Londres. Là, elle renoue avec la ssociété d’avant-garde qu’elle fréquentait dans sa jeunesse, revoit le bel acteur Rupert, son amour d’adolescence, ou encore Harry, qui est loin de la laisser indifférente. Mais, au moment même où son mariage vacille, de bouleversantes découvertes concernant Leonora l’obligent à s’interroger sur l’origine de cette fortune inespérée… »

En commençant cette chronique, je me suis aperçue que sur trois des quatre chroniques, les thèmes étaient des femmes prenant leur destin en main (dans une plus ou moins large mesure). Sans même le faire exprès ! Comme si mon inconscient me disait de commencer à me bouger les fesses 😉

Blague à part, une histoire romancée très divertissante. On plonge dans l’Angleterre d’entre-deux-guerres, dans une société de petits bourgeois, où la mère de famille ayant renoncé à ses rêves se retrouve propulsée à la tête d’une véritable petite fortune. De quoi pouvoir réaliser ses projets d’antan… Mais en a-t-elle toujours l’envie ? Le courage ? Et si sa routine confortable était en fait plus rassurante ? C’est toute la question visitée dans cet ouvrage, qui explore différents aspects de ces interrogations : la famille, le travail, la vie conjugale dans tout ce que la situation peut avoir de compliqué, mais également les divertissements et amitiés pour une femme (mariée de surcroît !) de ce temps-là.

L’histoire est finement racontée, j’ai apprécié le langage d’époque ainsi que la façon de s’exprimer assez individuelle que possédait chaque personnage, et leur caractère bien distinct. Cependant, j’avoue m’être perdue souvent, tant les protagonistes sont nombreux et interviennent sans arrêts dans de petites histoires parallèles au récit principal. Effectivement, ça permet de tenir le lecteur captivé, mais c’était parfois superflu, et on perdait de vue ce que l’auteure voulait nous dire.  Les deux grandes questions (Cassia changera-t-elle de vie ? D’où vient tout cet argent ?) étaient amplement suffisantes, car très bien narrées. De ce fait, certains chapitres se traînaient en longueur, sans réelles avancées…

Toutefois j’ai plus qu’apprécié ce vieux bouquin ( encore en francs !) trouvé par hasard. Une plongée dans l’Angleterre de la première moitiée du XXème siècle, où même riches et éduquées, les femmes ne peuvent pas faire ce qu’elles veulent…

A déguster sans modération !

Alise 🐢

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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